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OEUVRES & BIO
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Ricardo Ozier-Lafontaine
Arts Plastiques
Artiste, peintre et plasticien
A PROPOS
Ricardo Ozier-lafontaine est un plasticien qui vit et travaille à la Martinique. Ses travaux combinent depuis le départ l’apprentissage et l’exploration des arts visuels et des percussions rituelles afro-caribéennes.
Ricardo Ozier-Lafontaine

Ricardo Ozier-lafontaine né en 1973 à Fort-de-France, vit et travaille à la Martinique. Après des études de communication visuelle, il devient éducateur spécialisé auprès de l’enfance en danger. Ses travaux combinent depuis le départ l’apprentissage et l’exploration des arts visuels et des percussions rituelles afro-caribéennes.

Durablement influencé par l’archéologie précolombienne, son expression plastique se renouvelle au cours des dernières années et puise dans la singularité de son imaginaire. Dans sa pratique artistique, il a recours au tracé automatique qui l’amène à une transe graphique permettant de dire les rythmes, sensations et tensions intérieures.

Il retranscrit ainsi les contours de «sa topographie de l’en-dedans» en laissant s’exprimer les influences multiples qui animent sa création et qui, au travers de tracés bichromiques noirs et blancs, révèlent des personnages hybrides issus de son imaginaire syncrétique : les «Zigidaws».

Dans les séries des topographies de Ricardo Ozier-Lafontaine des formes anthropo-zoomorphes pullulent, immergées dans un complexe réseau de liens. Cela se présente comme une sorte de mer intérieure, liquide séminal ou soupe originelle, que l’artiste appelle la cartographie de l’intime.
C’est un travail rigoureux et acharné qui part toujours du dessin automatique ; de cette même recherche donc de libération de l’inconscient jadis poursuivie par les surréalistes, puis par l’expressionisme abstrait.

Chez Ricardo cet inconscient charrie des formes organiques, entremêlées de vestiges amérindiens, ou objets syncrétistes.

De ces toiles très chargées l’artiste prélève quelques extraits, les Topographies du-dedans vu du-dehors, série plus clairement cartographique, assumant parfois un faux air de planche de Haeckel, avec des minuscules êtres imaginaires, ni végétaux, ni animaux. Ou encore des Zigidaws, des personnages constitués de formes articulées, à taille humaine ou supra-humaine, qui s’imposent comme des figures totémiques, tout cela dans un noir et blanc très dramatique ponctué par un petit point rouge.

Cette cartographie onirique, fait penser au Rêve aborigène. Dans leurs géographies mythiques, des réseaux intensément imbriqués, incluant tout ce qu’un certain espace porte , y compris les humains et leurs relations interpersonnelles constitue une mémoire sacrée portée par l’artiste, qui, en les dessinant ,les soigne en même temps. Le parallèle est intéressant. Ricardo Ozier-Lafontaine explorant l’en-dedans dans sa pratique artistique, rejoint sa pratique sociale : une recherche de guérison ou réparation des individus, mais aussi du corps collectif.


Source : Yon Art lot

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